Les urgences sous haute tension

18 juillet 2022 | Actu

Les urgences du centre hospitalier de Salon de Provence sous haute tension

Devant l’affluence de patients aux urgences, la communauté hospitalière tire la sonnette d’alarme et lance une campagne de communication afin de sensibiliser le public et ne pas interrompre le service.

Les urgences du Centre hospitalier du Pays Salonais fonctionnent, en effet, en non-stop, 24 heures sur 24 et sept jours sur sept. Avec 120 passages par jour (contre 80-90 l’an dernier à la même époque), le service des urgences est en état d’alerte.

Conséquence de cette affluence, les conditions d’accueil des patients tout comme les conditions de travail des soignants sont plus que dégradées.
Alors que les services des urgences de plusieurs hôpitaux voisins : Cavaillon, Arles ou Aix-en-Provence connaissent des fermetures partielles, les équipes de Salon mettent tout en œuvre pour ne pas en arriver à de telles extrémités. Pour autant, ces fermetures ont des répercussions sur les urgences salonaises. Les patients sont réorientés à Salon, ce qui amplifie la saturation du service. Autre répercussion, le Smur de l’hôpital doit élargir son champ d’intervention géographique à des communes non couvertes auparavant : Saint-Rémy, Velaux, Châteauneuf-les-Martigues, la Roque d’Anthéron… Ce qui allonge nécessairement les temps de sortie.

Lorsque le Smur est en intervention, c’est un médecin et une infirmière en moins en poste aux urgences et des temps de prise en charge qui s’allongent.
Autre facteur qui explique la saturation actuelle, l’insuffisance quantitative de la médecine de ville qui amène de nombreux patients à s’orienter vers les urgences pour des soins qui pourraient être pris en charge hors secteur hospitalier. On estime que 15% des patients qui se présentent aux urgences ne relèvent pas de l’urgence.

Pour les personnels, les conséquences de la saturation du service sont importantes. Les infirmiers, par exemple, sont mobilisés sur des cycles de neuf jours sur dix. Les remplacements ne peuvent plus être effectués et le personnel est dans une situation de détresse physique et morale.

Aujourd’hui, la communauté hospitalière se mobilise à travers une campagne de communication auprès du grand public afin de préserver la continuité du service. Cet été, la priorité sera donnée aux urgences graves. L’affiche ci-dessous tout un parcours aux patients et les différents numéros utiles qui permettront une prise en charge qui conciliera tout à la fois leurs besoins de soins et la nécessité de préserver les urgences.

En chiffres

  • 43 000, le nombre de passages aux urgences par an pour un service dimensionné pour 19 000
  • Onze lits dont deux pour les urgences vitales et une dizaine de brancards installés dans les couloirs pour prendre en charge l’affluence.
  • Six heures, le délai moyen d’attente avant prise en charge (hors urgences vitales)
  • Trois médecins et quatre infirmières en poste la journée

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